Vous êtes dans un groupe de pratique de communication non-violente ? La manière dont se déroule le groupe ne vous satisfait pas ? Vous avez envie de partir ? Certains de vos besoins ne sont pas couverts ? Prenez conscience de ces besoins pour en parler dans le groupe. Ils seront peut-être couverts par un des membres bienveillants du groupe. Voici les 4 étapes que nous avons vécues dans notre groupe.

1. Faire un tour des besoins satisfaits et insatisfaits

Chacun a, tout à tour, exposé ses besoins, satisfaits ou insatisfaits. Voici ceux qui ont été exprimés :

  • Les besoins satisfaits étaient : empathie, connexion, humour, apprendre, se connaître, ouverture aux autres, s’enrichir auprès des autres, progresser, authenticité, faire confiance….
  • Les besoins primordiaux, ceux qui chez certains les feraient partir s’ils n’étaient pas satisfaits : équilibre, apprendre, paix, harmonie, confiance.
Ce tour nous a pris plus d’une heure. Quelques besoins étaient récurrents : paix, mieux se connaître…

2. Avec un feed-back des participants

Nous avons trouvé opportun de favoriser un feed-back en 2 temps :

  • Si j’ai bien compris, tu as besoin de…
  • Quand tu exprimes tes besoins de… je suis… car…

Les personnes ont alors souvent exprimé un sentiment de joie en retrouvant un besoin vivant chez elles, tel un besoin de partage. D’autres besoins ont été vécus… de gratitude et de contribution au bien-être d’autrui quand des besoins exprimés n’étaient pas satisfaits et que des personnes se sentaient impuissantes.

3. Sélectionnez des besoins prioritaires

Nous avons ensuite sélectionné 4 besoins qui nous semblaient prioritaires dans le groupe et d’animer des sessions de propositions sur ces besoins afin de trouver des modes de fonctionnement qui conviennent à tous.

Ces besoins primordiaux étaient : oser dire (c’est l’objectif de notre groupe), équilibre, paix et harmonie, expression.

4. Faire des propositions consensuelles

Nous avons commencé par le besoin d’équilibre, celui de donner et de recevoir dans le groupe. Nous retrouvons ce besoin dans tout système. Il entraîne une implication de chacun. Une personne a pris le rôle de proposeur, comme en sociocratie. Nous avons avancé et avons atteint un consensus sur un partage des rôles dans le groupe :

– la présence d’un facilitateur “tournant”, secondé par un co-facilitateur.

– un changement d’organisateur convoquant les personnes, indiquant le lieu et l’horaire des réunions.

L’implication des participants, leur participation aux réunions et à l’heure prévue a été l’objet de tours de propositions qui n’ont pas donné lieu à consensus… A aborder la prochaine fois.

Les règles des groupes de paroles

Quelles règles ou charte adopter dans un groupe de parole ? Le réseau des hommes, initialisé par Guy Corneau est un réseau de groupe de paroles qui possède des règles prédéfinies… Voici quelques réflexions pour un groupe de pratique.

1. Ouvert ou fermé ?

Le groupe peut accepter, ou non, des nouveaux membres. Les nouveaux membres doivent accepter une “charte de fonctionnement”. Personnellement, je préfère un groupe ouvert, qui accepte des nouveaux membres.

2. Participation obligatoire ?

Une session est annulée si un des membres est absent. Nous n’avons pas adopté cette règle, mais aimerions que les personnes préviennent à l’avance si elles sont absentes ou si elles sont en retard.

3. Animation tournante obligatoire ?

Animer demande un certain courage. Nous allons l’expérimenter.

4. Temps de parole équivalent ?

Dans notre groupe, parle qui veut… à l’animateur d’interrompre s’il pense que l’orateur monopolise la parole. Dans certains groupes, le temps de parole est équivalent. Le bâton de parole tourne. La personne qui le tient a droit à un certain temps… obligatoire,, même si elle reste silencieuse.

Et dans votre groupe ?

Comment cela se passe-t-il ?