Nous allons maintenant entrer dans le détail d’un exemple de gouvernance, la sociocratie. Elle a été créée par Gerard Endenburg qui s’est inspiré des travaux de Kees Boeke, pédagogue hollandais. Cliquez ici pour obtenir un de ses textes

Le mot « sociocratie » a été inventé par Auguste Comte, un philosophe français du début du XIXe siècle, que l’on considère le père de la sociologie. Ce terme signifie littéralement la gouvernance du « socios » c’est-à-dire des personnes qui entretiennent des relations significatives entre eux.

Elle comprend quatre points clés :

  • 2. La création de cercles de prise de décision.
  • 4. Le double lien entre cercles
  • 1. La décision par consentement des questions de politiques générales.
  • 3. L’élection des personnes à des postes.

Sans la volonté de partage du pouvoir et de la prise en compte des besoins des membres du cercle, ces procédures sont vides de sens.

Voulez-vous approfondir les 4 points clés ?

La création de cercles de prise de décision

L’entreprise est toujours découpée en directions, départements, sections… des unités de fonctionnement dépendant directement ou indirectement les unes des autres. Le schéma varie si vous êtes organisés de manière hiérarchique, matricielle ou désorganisés. Les cercles de concertation sont créés en fonction d’une vision, d’une mission et d’un objectif donné. Ils peuvent être permanents ou transitoires.

Le double lien entre cercles

Plusieurs postes sont définis au sein d’un cercle : le responsable opérationnel, le facilitateur du cercle et le deuxième lien du cercle. Celui-ci est le représentant du cercle au cercle supérieur.

De cette manière, l’information ascendante prend un chemin différent de l’information descendante. Le deuxième lien fait partie du cercle supérieur. Les membres du cercle lui délèguent son pouvoir. Un membre d’un cercle « inférieur » peut ainsi être élu au cercle général et au cercle supérieur.

La décision par consentement

Une proposition est adoptée quand aucune personne d’un cercle « décideur » ne s’y oppose. Ainsi, aucun participant ne risque de « voter avec ses pieds » en n’appliquant pas la proposition. Dans un tel système, il n’existe pas de minorité ou de déclaration telle que « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes minoritaires ». Tout le monde est sur le même bateau. La prise de décision est consensuelle dans le cas de politique générale, non d’une décision opérationnelle.

Toute personne peut émettre une proposition de fonctionnement du cercle qui suit alors une procédure précise en 5 étapes : clarification, réactions rapides, objection et célébration.

Des élections par consentement

Lors d’élection, les compétences désirées du poste sont nommées et le vote a lieu avant que des personnes se présentent. Ainsi, tout le monde peut voter pour une personne qui ne s’est pas présentée.

Le choix et l’affectation des personnes dans une fonction ou la délégation d’une tâche se fait sur la base de propositions des demandeurs du poste et sur le consentement (la non objection) des membres présents, après explicitation du choix de chacun sur une fiche de vote.