Comment savoir si vous êtes gentil avec vous-même ?

Vous critiquez-vous ? Si vous avez commis un acte ou prononcé une parole qui ne vous plait pas, quand quelqu’un vous pose une question, quelle est votre réaction spontanée ? Vous traitez-vous d’imbécile ou vous vous dites vous que vous avez une occasion d’apprendre ou de grandir ? Tel est votre choix. Vous vous aimez comment ? Un peu, passionnément, à la folie ?

Prenons deux exemples :

Vous êtes un homme et votre femme vous dit : “tu te souviens de ce que tu m’as promis la semaine dernière ?”

  • Première réaction : vous êtes gentil avec vous et vous vous dites “je m’aime, j’ai de l’empathie pour moi et pour mes besoins, je suis bien comme je suis…” Et vous répondez à votre femme : chérie, j’adorerais m’en souvenir. Comme j’ai besoin de clarté, peux-tu me préciser pourquoi tu me poses la question ?
  • Deuxième réaction : vous n’avez pas l’habitude d’être gentil avec vous et votre dialogue interne, qui va à la vitesse de la lumière, vous susurre à l’oreille “j’ai sûrement oublié de faire quelque chose que je lui ai promis et maintenant, je vais le payer cher parce que je suis responsable de son état.” Et vous lui répondez : chérie, je suis désolé d’avoir oublié. Est-ce que je peux faire quelque chose pour te faire plaisir ?
Vous êtes une femme et votre mari vous dit : chérie, j’aimerais bien sortir ce soir avec des copains.
  • Première réaction empathique envers vous-même : je m’aime, j’ai de l’empathie pour moi et mes besoins, je suis bien comme je suis. Je respire, je fais une pause et je réponds à mon mari : chéri, ce soir, je préfère me reposer et j’aurais aimé avoir un peu d’empathie et d’échange sur la journée que j’ai passé seule à la maison.
  • Deuxième réaction, antipathique avec vous-même : je suis encore trop casanière pour lui. Il aime sortir et pas moi. Je suis beaucoup trop timide. Peut-être faudrait-il que je sorte avec lui pour lui faire plaisir alors que je n’en ai pas envie. Et vous lui répondez : je suis navrée de ne pas être en forme ce soir. Néanmoins, si tu me dis que tu m’aimes, je veux bien sortir avec toi.
Dans le premier cas, vous vous connectez à votre besoin, de clarté ou de repos selon le cas, vous lui faites honneur et vous le respectez. Dans le deuxième, vous vous critiquez “j’ai oublié…”, vous pratiquez la pénitence “je suis désolé”, vous vous sentez responsable de l’état d’autrui ou vous essayez de lui faire comprendre qu’il est responsable de votre état….

Alors, comment être empathique avec soi ?

Voici quelques pistes…
  • Pratiquez pour vous connecter plus facilement à vos besoins.
  • Faites la liste de vos besoins, hiérarchisez-les et honorez-les. Ils sont ce qu’il y a de vivant en vous.
  • Tenez le journal de vos besoins.
Et surtout, aimez-vous avant d’aimer autrui. Vous lui montrez la voie….

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