L’attitude de vos enfants ne vous plait pas ? Vous vous faites du souci pour eux ? Ils fument, boivent, vident le réfrigérateur ou ne finissent pas leurs plats ? Ils ne travaillent pas suffisamment à l’école ? Et préfèrent sortir avec leurs amis ? De plus, ils ne vous écoutent pas quand vous leur demandez de travailler, de ranger leur chambre ou de débarrasser la table ? Décidément, rien ne va plus. Que faire ?

Vous vous mettez en colère et cela ne fonctionne pas. Vous leur dites : “je me fais du souci pour toi” et ils ne réagissent pas. Est-ce la bonne méthode ?

Votre état intérieur ne dépend que de vous..

Votre enfant est innocent de votre état, il n’est que le stimulus de votre état intérieur qui dépend de vos besoins insatisfaits… Alors, cherchez le besoin caché derrière votre sentiment. Voici des exemples…

  • Quand mon fils fume, je suis triste car j’ai besoin de vivre dans un environnement sain.
  • Quand ma fille ne travaille pas et sort avec son petit ami, je suis en colère car j’aimerais contribuer à son bien-être.
  • Quand mon fils ne débarrasse pas la table, je suis désespéré car j’ai besoin d’aide.
  • Quand un de mes enfants ne range pas la chambre, je suis irrité car j’ai besoin d’ordre.
  • Quand le réfrigérateur est vide, je suis affamée car j’ai besoin de Nutella.

Et voyez la beauté de vos besoins insatisfaits… Voici une vidéo de Marshall en anglais sur comment se connecter à ses besoins à partir de nos émotions.

Quand vous vous faites du souci pour eux, vous ne les aidez pas…

En effet, vous les rendez responsables de votre état… Vous leur dites “si tu as des problèmes, je vais bien. Si tu vas bien, je vais bien…” Ils ont alors 2 destins à supporter, le leur et le vôtre, ce qui fait beaucoup pour un enfant. La solution est d’aller bien, même s’ils vont mal. Ainsi ils pourront se reposer sur vous. Bert Hellinger va plus loin et dit :

Celui qui se fait du souci pour un enfant lui dit « meurs ».

Cette dynamique est souvent familiale, c’est-à-dire que les parents se reposent sur leurs enfants quand ils ne se reposent pas suffisamment sur leurs propres parents ou qu’ils confondent leur enfant vivant avec un autre membre de la famille mort (un autre enfant, un membre de la fratrie ou de la famille des parents).

Alors, voyez la beauté de leur besoin…

Faites abstraction de vos besoins et voyez ce à quoi ils disent oui… Retenez surtout qu’ils ont besoin d’autonomie.

  •  Quand mon fils fume, il remplit peut-être un besoin de calme.
  • Quand ma fille ne travaille pas et sort avec son petit ami, elle remplit un besoin d’amour.
  • Quand mon fils ne débarrasse pas la table, il remplit un besoin d’autonomie.
  • Quand un de mes enfants ne range pas la chambre, il remplit un besoin de plaisir car il préfère jouer.
  • Quand le réfrigérateur est vide, mes enfants remplissent un besoin de vivre l’abondance.

Et prenez la responsabilité de la communication

C’est le moment de donner l’exemple. Oubliez “mon fils ne veut pas communiquer avec moi”. Précisez votre intention, votre besoin insatisfait et votre demande. Voici des exemples…

  • Quand tu fumes, cela ne satisfait pas mon besoin de vivre dans un environnement sain. J’aimerais comprendre ton attitude et que l’on trouve une solution ensemble. Es-tu d’accord pour en parler ?
  • Quand tu ne travailles pas et que tu sors avec ton petit ami, je suis irritée car j’aimerais contribuer à ton bien-être. Je suis seule responsable de cet état et j’aimerais en discuter avec toi. Est-ce OK ?
  • Quand tu ne débarrasses pas la table après avoir mangé, mon besoin de soutien n’est pas rempli. J’aimerais trouver une solution pour que les tâches de la maison soient équitablement réparties. Es-tu OK pour en parler maintenant ?
  • Quand tes chaussettes sont sur le plancher de ta chambre, mon besoin d’ordre n’est pas satisfait. J’aimerais trouver une solution en respectant ton besoin d’autonomie. OK ?
  • Quand le réfrigérateur est vide, je suis désespérée car affamée de Nutella. J’aimerais que tu achètes toi-même tes pots. Tu n’es pas d’accord ? Tu veux faire mourir ta mère ?
Avez-vous remarqué que la solution n’est (presque) jamais proposée ? Vous faites ainsi appel au besoin de coopération qu’ont beaucoup d’enfants. Vous avez d’autres exemples en tête ? Proposez-les moi…