La colère est une émotion mal-aimée et trompeuse. Elle est protéiforme, mélange de sensations physiques ancestrales, de pensées négatives sur autrui et de scénario de vie.

Cet article comprend 3 parties. La première portait sur la colère manifestation de la vie. Voici la deuxième qui insiste sur l’influence de nos pensées. Nous jugeons autrui parce que nous nous jugeons nous-même, beaucoup plus rapidement et inconsciemment.

La colère sous-entend des pensées négatives sur autrui

Marshall Rosenberg parle de pensée “chacal”. Nous jugeons autrui, nous sommes dans notre tête et non dans notre coeur. Et cette pensée nous met en colère !!! La plus courante est “tu mérites de… parce que tu n’as pas respecté la règle”.

La pensée chacale “tu mérites de…”

Cette “sainte” colère fait appel alors à une règle excluant les personnes qui ne la respectent pas. Les règles d’appartenance à un clan sont les plus malveillantes, que ce clan soit religieux, idéologique, ou national. Voici quelques exemples de règles :

  • La France, on l’aime ou on la quitte.
  • Tu ne feras pas d’images de ton Dieu.
  • Tu ne blasphémeras point.
  • Nul n’est censé ignorer la loi.
  • Une femme doit obéir à son mari.
  • Un enfant doit obéir à ses parents.
  • Un homme doit deviner les pensées de sa femme.

Dans tous ces cas, la personne est “exclue” si elle ne respecte pas la règle. Un enfant obéit à ses parents. Que se passe-t-il si la règle n’est pas respectée ? Un clan bienveillant inclue ses membres au lieu de les exclure. Il prend soin d’eux au lieu de les enfermer ou de les expulser au non d’une règle inhumaine, de soif de justice qui donne “bonne conscience”.

Avoir du plaisir à ses pensées chacales

Paradoxalement, mettre à jour ses pensées vous donne du plaisir si vous vous l’accordez. Dans les groupes de pratiques de communication non-violente, les personnes qui jugent le plus facilement autrui sont paralysées quand on leur demande de le faire volontairement. “Prendre du plaisir avec le show du chacal”. Enjoy the jackal show ! Alors jugez autrui in petto.

Etre conscient de ses “pensées colère”

Une fois que vous avez mis à jour vos “pensées colère”, que faire ? L’important est de trouver une stratégie pour les observer à chaud et de prendre le temps de les traiter à froid.

  • La première chose à faire est “pause“.
  • Ensuite, tenez votre journal de bienveillance envers vous-même. En étant bienveillant avec vous-même, vous serez moins en colère et dans le jugement.
  • Enfin, faites-vous aider,

Vous avez eu d’autres conseils dans l’article précédent.

Prendre du recul, faire une pause

Utilisez des papiers au sol et un protocole de PNL pour prendre du recul sur cette colère. Plus vous aurez d’empathie envers vous-même, moins vous serez en colère contre autrui. Plus vous êtes connectés avec vous-même, plus vous êtes en paix avec vous-même.

Votre journal de bienveillance et de chacal interne

Quand vous notez les événements de la journée qui vous sont mis en colère, lâchez votre jugement. Prenez du plaisir à juger autrui. Cela vous permet de mettre à la lumière les pensées négatives que vous avez avec autrui.

Puis, identifiez le besoin à l’origine de cette colère. Voici quelques besoins fondamentaux à choyer : paix, liberté, empathie, soutien. plus vous serez proches de vos besoins, moins vous serez en colère.

Faites-vous aider

Si vous n’arrivez pas à identifier vos besoins, parlez-en à des girafes. Vous pouvez le faire dans le cadre d’un groupe de pratique ou avec un partenaire bienveillant. Vous pourrez aussi trouver le besoin de la personne à l’origine du stimulus. Pour être de plus en plus bienveillant et libre de toute colère.

Pour aller plus loin

Concernant les émotions :

Concernant la communication

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.