Nos pensées “internes” vont à la vitesse de la lumière, plus vite que notre parole envers autrui. Nous critiquons autrui pour “évacuer” notre critique interne. L’objectif de la communication bienveillante est d’arrêter cette auto-critique pour être bienveillant avec soi, en paix. Mais pourquoi se critique-t-on ? Quels sont les besoins remplis par cette critique ? Par cet oeil qui nous poursuivra même dans la tombe.  

Voici quelques pistes de réflexion

Nous nous critiquons pour avoir de la compagnie

Quand nous nous critiquons, nous nous lions à d’autres personnes. Comme le dit Bert Hellinger :

Dans le malheur, nous avons de la compagnie.

 

Nous pouvons être ainsi fidèles à nos parents qui nous ont critiqué quand ils n’étaient pas satisfaits de notre comportement. Un cas extrême est celui de l’enfant battu par ses parents qui justifie ainsi le comportement de ses parents, pour garder leur amour.

Nous nous critiquons pour ne pas agir

Quand nous n’acceptons pas notre vie, son imperfection, nous voulons être parfait… donc mort. De nous critiquer permet de justifier notre inaction.

Je pense que l’on agit ainsi par peur, par besoin de sécurité. Si je ne bouge pas, je ne fais pas de vague. Cela peut venir aussi d’un frère ou d’une soeur morte que l’on veut inconsciemment honorer. Etre ou ne pas être.

Nous nous critiquons par habitude

C’est le pire. Nous prenons l’habitude de ne pas nous aimer. La communication bienveillante est source d’empathie envers nous-même. Quel est le risque de nous aimer ? Celui d’exister par nous-même. De nous critiquer permet de se sentir innocent par rapport à nos actes en appartenant à la société.

Avoir le courage de s’aimer

Comment renverser la vapeur ? Comment s’aimer, aimer la vie et prendre des risques ?

  • En pacifiant le passé et les traumatismes qui nous mettent encore en insécurité en suivant une thérapie brève.
  • En cherchant le besoin caché derrière chaque pensée, parole ou acte. La tenue d’un journal de bienveillance vous aidera grandement.
  • En comprenant qu’il est inutile de se critiquer. Comme le disait un ex-masochiste.

J’ai arrêté de me faire du mal, cela me faisait tellement plaisir.

 Avez-vous d’autres idées ? Laissez-moi un commentaire…