Avez-vous entendu parler des “valeurs de la république” ? Pour certains, comme Manuel Vals, le travail est une valeur, chez d’autres en particulier chez Nicolas Sarkozy, c’est “le travail, la responsabilité et l’autorité”. Quelles autres valeurs ? L’argent ? Avez-vous besoin d’argent ou en avez-vous simplement envie ? Voici quelques billets qui ont perdu de la valeur et que j’ai retrouvé chez moi. ValeurQu’en est-il de ces notions qui paraissent essentielles ? Voici un article consacré à ce sujet avec lequel nous prendrons comme exemple la relation à soi, à l’autre et en société. Il a été inspiré par Théo Duverger, webmaster du blog http://acteur-de-sa-vie.com et qui organise ce mois-ci la session du “festival à la croisée des blogs” du site développement.org par son article de lancement.

Qu’est-ce qui est important pour vous ?

Que ce soit dans votre vie personnelle, familiale ou professionnelle, qu’est-ce qui vous fait vibrer ?

  • Dans votre vie personnelle, est-ce de partager une certaine intimité, de vous amuser, de donner du sens à votre vie, à contribuer à celle d’autrui ?
  • Dans votre vie familiale, est-ce de contribuer au bien-être de vos enfants, de recevoir et de donner de l’amour, d’être soutenu ?
  • Dans votre vie professionnelle, est-ce d’être au service d’un objectif commun, d’assurer votre sécurité financière ?

Tous ces termes sont des besoins au sens de la communication bienveillante. Le mot envie est-il différent ? Ce mot, venant du latin signifiant malveillance ou jalousie, s’est élargi au sens de besoin physique, comme dans une envie de pisser… Dans votre vie personnelle, familiale ou professionnelle, faites-vous la différence avec vos besoins ? Quelquefois, l’envie, tout comme le désir, signifie simplement une stratégie pour remplir un besoin.

  • Envie d’argent pour assurer votre sécurité financière.
  • Envie d’aller au cinéma pour remplir un besoin de distraction.
  • Envie de boire un coup pour oublier et être en paix

Passons maintenant à ce qui est important pour vous dans une relation avec autrui.

Que cherchez-vous dans une “relation à l’autre” ?

Vous pouvez échanger en adulte avec les personnes autour de vous. Dans les groupes fleurissent des scénarios liés au triangle de Karpmann, à des positions de sauveur, de victime ou de persécuteur.

  • Le sauveur veut se rendre utile en soutenant autrui, quelquefois en négligeant son besoin d’indépendance.
  • La victime cherche de la compagnie dans son malheur, sans oser la demander clairement.
  • Le persécuteur cherche à atténuer sa souffrance en rendant autrui responsable. Quelquefois, d’appartenir à un groupe partageant la même analyse soulage sa conscience.

Dans tous les cas, il est important de soigner votre besoin de légèreté.

Vivre ensemble : les besoins d’ordre et de respect mutuel

La notion d’ordre est souvent invoquée comme valeur dans les discours politiques. Ce besoin, tout comme celui de respect mutuel varie en fonction de l’interlocuteur. Je prendrais deux exemples :

  • Si vous êtes dérangés par le “désordre” occasionné par des chaussettes sur un canapé ou des assiettes sales sur la table de la cuisine, c’est à vous de prendre soin de votre besoin, même si les chaussettes ou les assiettes ont été placés par autrui. Comme le dit Thomas Gordon, c’est à vous que le problème appartient.
  • Si vos oreilles sont gênées par des paroles que vous trouvez grossières, c’est aussi à vous que le problème appartient. C’est à vous de faire comprendre que votre seuil de tolérance est atteint.

Dans les deux cas, il est courant de faire appel à une règle “inhumaine” pour justifier une attitude de persécuteur. Restez humain et respectueux de votre interlocuteur. Osez voir la beauté de votre besoin sans rendre autrui responsable de votre malaise. 

Les besoins bienveillants en société

Dans mon ouvrage la communication bienveillante, je distingue 3 besoins essentiels d’une société bienveillante :

  • L’appartenance. Toute personne a le droit à sa place dans la société et ne peut être exclu.
  • La préséance. L’ordre “d’ancienneté” est respecté. Pas de passe-droit de fils de…
  • L’équilibre entre donner et recevoir. Chacun donne et reçoit en fonction de ses besoins et de ses capacités. Je pense que c’est le besoin caché derrière la valeur de “travail” invoquée par certains hommes politiques.

A l’opposé, les sociétés “malveillantes” excluent ou privilégient une minorité au détriment de la majorité. Vous pouvez constatez que les valeurs invoquées excluent la plupart du temps : ceux qui ne travaillent pas, ceux qui n’ont pas fondé de famille, ceux qui ne veulent pas se sacrifier pour autrui ou se taire pendant une minute de silence…

En conclusion, méfiez-vous des valeurs invoquées par autrui

Soyez conscient de vos besoins essentiels. Vous pouvez même établir une hiérarchie pour vous les approprier. Quand une personne évoque les “valeurs” qu’elles soient républicaines ou non, sentez-vous libre d’y adhérer ou non, le coeur léger. Comme le dit  Bert Hellinger :

Nul ne fait appel à sa bonne conscience pour faire le bien

Pour aller plus loin

Trois livres…

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