Voici un article de Patrick Le Breton sur “Oser dire”, la “scary honesty” de Marshall Rosenberg.

Il nous fait part de sa dernière expérience de marcheur…

L’observation

Je viens de faire une marche et mes chaussures sont imprégnées de boue. Je dois suivre une séance de kiné. Je salis, du coup, la cabine de mon kinésithérapeute.

Le besoin de paix et les sentiments liés aux solutions

 Deux solutions possibles après la séance de kiné :

  1. Je pars sans rien dire au kiné : je n’ose pas dire. La première solution génère en moi, une peur. Peur que la saleté me soie attribuée après mon départ et d’être perçu comme dissimulateur et peu clair. J’imagine alors le dialogue interne du kinésithérapeute : « il aurait pu prévenir » se dirait-il  dans son for intérieur »
  2. Je signale les dégâts au kiné. : j’ose dire. La seconde solution génère un autre sentiment de peur, celui d’être perçu comme un malpropre.

Comment satisfaire ce besoin de paix ? J’opte pour la seconde solution, la sentant moins conflictuelle. Oh surprise, mon kiné se montre très reconnaissant  et prend son balai pour nettoyer en me remerciant vivement de l’avoir prévenu.

La célébration

J’ai l’impression d’avoir trouvé une bonne solution car mon besoin de paix se trouve comblé. Je trouve mon choix adapté car toute culpabilité disparait. A la peur et au dilemme succède un sentiment de joie intense.

Pour aller plus loin

Quelques livres sur la communication :

 

Une vidéo de Marschall sur “Scary Honesty”

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