Une participante de notre groupe de pratique voulait chercher son besoin derrière sa colère.

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Nous l’avons aidée en lui demandant ce qui la mettait en colère et voici le résultat, quelques réflexions et des pistes pour être plus en paix.

Quelques besoins insatisfaits

Voici les stimuli et les besoins :

  • Quand on me ment : besoin de confiance.
  • Les gens n’expriment pas leurs émotions : authenticité
  • Je perds mon temps : préserver son temps
  • Je ne peux pas faire confiance en quelqu’un : sécurité, soutien et bienveillance.
  • J’ai en face de moi une personne égoïste : connexion
  • Sans savoir pourquoi : de se sentir en vie, d’exister.
  • Dans les relations “non vraies” : authenticité.

Les besoins qui résonnaient le plus étaient ceux de bienveillance et de se sentir en vie. Élargissons le sujet.

Quelques réflexions sur la colère

La colère est le sentiment le plus “artificiel”. Elle cache souvent un jugement sur l’autre ou sur soi et peut même être “étrangère”.

Elle cache une pensée et un jugement

Comme le dit Epitecte :

Lorsque quelqu’un te met en colère,  sache que c’est ton jugement qui te met en colère.

Cette pensée est consciemment sur autrui et inconsciemment sur soi.

  • Sur autrui : le plus souvent, cette pensée est “il n’a pas le droit de“…. me mentir, me faire perdre mon temps, d’être égoïste..
  • Sur soi : cette pensée sur autrui est souvent précédée d’une pensée sur soi telle que “je ne tombe que sur des personnes qui me mentent”, “je ne sais pas gérer mon temps”, “personne ne pense à moi”.

Comme cet état génère de la chaleur, c’est aussi une manière de se sentir en vie.

Elle peut être étrangère

Cette colère peut être celle d’une personne de sa famille que l’on reprend inconsciemment. Ainsi, les femmes qui ont avorté sont souvent en colère contre les hommes et un de ses enfants vivant pourra reprendre cette colère ou celle de l’enfant avorté. Ainsi, le complexe d’Oedipe, colère d’un fils contre son père, peut venir de la colère de sa mère contre son père à cause de la mort de sa première femme.

La dynamique du persécuteur

Souvent, la personne en colère fait appel à sa bonne conscience en prenant la place d’une supposée victime. Ainsi, il se place “au-dessus” de la victime en l’empêchant d’évoluer et “persécute” autrui en l’accusant d’enfreindre une règle le plus souvent artificielle. C’est le principe du triangle dramatique et souvent le cas sur les réseaux sociaux où une personne va accuser une autre de ne pas respecter certaines règles telles que “on n’a pas le droit de dire cela”.

Que faire pour apaiser sa colère ?

Orientons-nous solution et cherchons comment l’apaiser. Voici quelques pistes :

  • Remercier : la colère évite souvent de se sentir redevable; le plus simple est de dire merci. C’est particulièrement vrai dans le deuil ; vous pouvez être en colère contre vos parents, même s’ils sont morts. Alors, dites-leur merci.
  • Aller dans le besoin : c’est le principe de la CNV. Demandez-vous si vous ne désirez pas de la bienveillance sans oser la demander.
  • Oser demander : accepter votre vulnérabilité et oser voir la beauté de votre besoin de bienveillance avant de demander.
  • Être en paix avec sa famille : dans le cas de sentiment étranger, honorez le destin de vos ancêtres vous permettra d’être en paix avec les morts et avec les vivants.

Tenez un journal de bienveillance où vous notez vos stimuli. Il est beaucoup plus facile de les analyser à froid plutôt qu’à chaud dans le feu de vos jugements.

Pour aller plus loin

Quelques livres :

De nombreux articles sur mes blogs :

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.