Il m’est souvent arrivé, dans un passé lointain, que l’on me reproche mon manque de ressenti ou d’empathie, d’être indifférent comme un mur.

Ce fut un des thèmes de notre dernier groupe de pratique CNV.

Le contexte initial

Une personne, qui était représentante dans une constellation familiale, s’est vu abordée par une autre personne qui lui a dit, après la séance :

Les représentants ont eu l’impression que tu étais indifférent.

Nous avons ici une belle bécasse, l’interlocuteur faisant appel à ce que dit autrui et non à ce qu’elle pense pour l’exprimer clairement. C’est pour cela que je l’ai résumé en :

Tu ne ressens rien.

Cette expression est aussi courante sous la forme de reproches tels que “tu ne sais pas exprimer pas tes émotions”, etc.

Voyons les besoins de chacun…

Les besoins satisfaits et insatisfaits

Surtout, prenez soin de vos besoins si cette phrase vous touche. Sinon, cherchez celui de votre interlocuteur.

Chez le récepteur

Les réactions étaient diverses en fonction des personnes :

  • Le besoin de paix était le plus fort pour la personne concernée. Elle avait envie d’être tranquille, sans avoir à penser à ce que les gens pensaient de lui.
  • Le besoin d’authenticité, lié au fait que la personne n’exprime pas clairement de sa demande, était aussi présent.
  • Les besoins de considération ou de reconnaissance étaient liés à un besoin de précision de l’intention.
  • Enfin, le besoin d’empathie, d’avoir une connexion avant la question, était actif.

Quel est le vôtre ?

Chez l’émetteur

Le besoin de l’émetteur était surtout un besoin d’amour inexprimé. Sinon, le besoin de se sentir en vie était aussi présent. C’est souvent le besoin du persécuteur ou d’une personne en colère. En étant en colère, elle ressent de la chaleur et ne précise pas sa demande. Vous pouvez alors déclarer, à une personne qui vous reproche d’être indifférent :

Tu as vraiment besoin d’amour ou de te sentir vivant ?

Vous pouvez aussi tenter :

Tu as envie de me demander quelque chose ?

Qu’en pensez-vous ?

En conclusion, osez dire ou ne pas dire

Surtout, ne faites pas semblant de vouloir plaire. Comme le disait Marshall Rosenberg :

Si vous ne voulez déplaire à personne, soyez un homme mort.

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.